Communiqué du 7 avril de BDS Québec

Gaza, Mars – Avril 2018 : fiers bien qu’exténués par plus de 10 ans de blocus illégal, illégitime et inhumain de la bande de Gaza, et virtuellement enfermés dans une cage, véritable prison à ciel ouvert, des manifestants pacifiques à Gaza ont commémoré la Journée de la Terre et entrepris la Grande Marche du Retour.

La répression de l’armée israélienne est un carnage, rien de moins : déjà une trentaine de morts et plus de 3000 blessés, et ça n’est pas terminé ! Comment qualifier cette négation, par Israël, du droit élémentaire du peuple palestinien de manifester pacifiquement pour réclamer le respect du droit au retour selon la résolution 194 de l’ONU votée le 11 décembre 1948 et jamais appliquée par Israël ? Comment qualifier les gestes de cette armée qui utilise des drones pour arroser de lacrymogène toxique une foule de civils palestiniens non armés, et qui tire à balles réelles sur des femmes, des hommes, des enfants, des vieillards tout aussi pacifiques que leurs aînés de 1976 ?

Sur Twitter, le porte parole de l’armée israélienne a déclaré le lendemain du massacre du 30 mars : « Hier nous avons vu 30.000 personnes. Nous étions préparés et avec les renforts nécessaires. Rien n’a été laissé au hasard. Tout était précis et mesuré, et nous savons où chaque balle a atterri ». C’est probablement en réalisant que ce tweet était un aveu de crime de guerre qu’il a été effacé.

Nous partageons la douleur et la colère des Palestinien.ne.s. Leur courage nous inspire dans la poursuite de notre solidarité. La manifestation des Gazaouis, tout comme la gifle administrée par la jeune Ahed Tamimi à un soldat israélien, sont des actes de résistance pacifique, mais la réponse est toujours la même : une répression féroce, brutale, totalement inacceptable, mais qui passe comme une lettre à la poste ! Combien faudra-t-il encore de vies palestiniennes fauchées par la quincaillerie lourde d’Israël dans le silence fracassant de la dite « communauté internationale » ?

Il est temps que le Canada se distancie des États-Unis et dénonce ouvertement les positions de l’administration Trump. Le silence et l’inaction de nos gouvernements et de nos élu.e.s s’apparente à une complicité criminelle avec Israël. Qui ne dénonce pas les exactions les appuie. Qui ne fait pas cesser le massacre du peuple palestinien devient co-responsable de ce massacre!

Nous exigeons de nos élu.e.s qu’ils élèvent non seulement le ton contre les agissements d’Israël mais qu’ils et elles remettent en question le leadership de leur propre parti politique face à ce drame. Il est temps d’obliger le gouvernement Trudeau à soutenir une politique plus courageuse face à Israël, une politique qui s’appuie fondamentalement sur le droit international, seule capable de mettre en œuvre une solution politique juste envers le peuple palestinien :

  • Fin de l’occupation et de la colonisation; démantèlement du mur; fin du blocus de Gaza;
  • Pleine égalité de droit pour les citoyens Arabes-palestiniens d’Israël;
  • Respect du droit au retour des réfugiés palestiniens.

Seules des actions concrètes comme l’application des sanctions cent fois votées par l’ONU seront garantes des véritables intentions de nos gouvernements d’obliger Israël à respecter le droit international et les droits individuels et collectifs du peuple palestinien, dont son droit inaliénable à l’autodétermination.

  • Embargo immédiat sur les armes à destination en en provenance d’Israël;
  • Boycott des produits et des événements universitaires, culturels et sportifs israéliens;
  • Fin des investissements en Israël.

Pour en savoir plus, télécharger ici un document plus important préparé par le coalition BDS Québec

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