Meera Karunananthan, Council of Canadians 22 mai 2018

Le ministre des Finances, Bill Morneau, et la ministre du Développement international, Marie-Claude Bibeau, coprésideront la réunion ministérielle des Finances et du Développement du G7 qui aura lieu du 31 mai au 2 juin à Whistler, en Colombie-Britannique. La réunion inclura les ministres des Finances du G7, les ministres du développement et les gouverneurs des banques centrales et alimentera le sommet du G7 qui aura lieu du 8 au 9 juin à Charlevoix, au Québec.

Selon la Presse Canadienne,  » le Canada espère que les réunions généreront de nouvelles idées sur la façon dont l’argent de l’aide peut être utilisé pour stimuler les investissements dans les régions les plus pauvres du monde.  »

Plus tôt cette année, [le Canada] est devenu le dernier pays du G7 à créer une institution de financement du développement [pour attirer davantage de capitaux privés dans les pays en développement afin de compenser le manque d’aide étrangère.

Selon le Globe and Mail, le Canada travaille pour débloquer davantage de financement du secteur privé afin de combler un déficit de financement du développement de 7 billions de dollars d’ici 2030. L’ambassadeur du Canada auprès des Nations Unies, Marc-André Blanchard, a déclaré qu’il y avait un groupe de 60 pays visant à obtenir plus de capitaux privés, par le biais de fonds de pension, de capital-investissement et d’assurance, pour atteindre les objectifs de développement durable des Nations Unies.

Nous savons par expérience que le financement innovant est un financement privé par code qui, selon les propres recherches de la Banque mondiale, a eu des résultats lamentables dans le secteur de l’eau et de l’assainissement, à l’opposé des objectifs de l’ONU pour garantir le droit humain à l’eau potable et à l’assainissement pour tous.

Et pourtant, c’est le programme que le gouvernement Trudeau semble poursuivre, notamment lors de la prochaine réunion ministérielle du G7 sur les finances et le développement à Whistler.

Les Nations Unies doivent empêcher les tentatives de promotion de la privatisation et des solutions fondées sur le marché qui permettent l’accumulation de la richesse privée dans le contexte de la crise mondiale de l’eau. Le financement public est la voie appropriée pour la réalisation du droit humain à l’eau et à l’assainissement.

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