Noir-Canada : Barrick Gold en Tanzanie

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https://miningwatch.ca/fr/node/10523

 

La Tanzanie est de loin l’un des pays les plus riches du monde sous terre: fer, or, nickel, cuivre, cobalt, argent, pierres précieuses (diamants, tanzanite, rubis) puis charbon, calcaire, sodium, plutonium, gypse et des dizaines d’autres produits de base pour les industries chimique et pharmaceutique. Une richesse entre les mains d’entreprises étrangères qui ne tient pas compte du fait que la terre du pays est extrêmement fertile, mais du fait du déséquilibre de pouvoir entre l’exploitation minière et l’agriculture, les champs sont peu et mal utilisés. Elles sont polluées, l’eau est détournée à cause des intérêts des mines, et même si les mines maintenant épuisées sont fermées, personne ne se soucie du nettoyage environnemental nécessaire.

Au cours de la dernière décennie, les choses ont empiré : la Tanzanie est actuellement le théâtre d’une opération industrielle sans scrupules avec le géant canadien Barrick Gold – la plus grande société minière aurifère multinationale au monde – et sa filiale Acacia Mining. Cette dernière société a été créée pour gérer les trois mines tanzaniennes Bulyanhulu, Buzwagi et North Mara, ou, depuis décembre 2011, 4500 travailleurs (qui ont ensuite été progressivement réduits de 330 unités sont payés 33 centimes par jour pour la société qui détient le permis minier, qui récupérera 251 000 onces d’or par an et des réserves estimées à jusqu’à 3,3 millions d’onces. Au prix de la dernière semaine d’août 2020, cela signifie une somme de 415,4 millions de dollars par an et des réserves pour 5,5 milliards de dollars supplémentaires. Une montagne d’or payée par le sang de la population locale (plus de 100 décès enregistrés à ce jour).12]

L’homme du destin

Au moment où les licences ont été obtenues en Tanzanie, Barrick Gold était déjà connue comme un employeur problématique – une source de corruption pour les fonctionnaires des pays dans lesquels l’entreprise opère et en tant qu’employeur qui n’a pas hésité à la répression violente des soulèvements populaires qui ont suivi les mauvais traitements causés par leur propre personnel: les Canadiens ont été impliqués dans de nombreuses affaires criminelles et ont donc commencé à corrompre non seulement les politiciens et les bureaucrates pour obtenir des permis d’exploitation et un traitement fiscal spécial, mais aussi les juges qui les devait juger dans les procès.

Acacia Mining et Tanzanie

Des rumeurs de maltraitance et de viol, de meurtre et de fraude de travailleurs, notamment dans les trois mines de Bulyanhulu, Buzwagi et North. Par aileurs à Mara, la pollution de l’ensemble de l’écosystème, à des kilomètres autour des mines, commence par le cyanure et le plutonium ou d’autres métaux lourds. Après un accident aux usines en juin 2009, 203 personnes ont été hospitalisées pour de graves problèmes respiratoires ou cutanés en quelques heures, 43 personnes sont mortes et 1 358 bovins sont morts – un massacre. Depuis lors, les escouades minières d’Acacia tirent sur ceux qui se rebellent ou ceux qui sautent par-dessus les clôtures du jour au lendemain pour attraper quelques miettes d’or du jour au lendemain – la société admet que cela se produit régulièrement mais ne tient pas de statistiques à ce sujet.

Alors que la pression internationale augmente, le gouvernement tanzanien, qui est resté silencieux pendant des années malgré les événements dans les trois mines d’Acacia Mining, est contraint de réagir et de menacer des mesures de représailles si la violence, le processus systématique de pollution de l’air, L’eau et la terre ne s’arrêtent pas, et si Acacia ne s’abstient pas d’éviter les taxes. Après des années de négociations, un compromis a été signé (en 2019) grâce à la médiation de la société de conseil DaMina Advisors. Cela est resté lettre morte (jusqu’à présent) – Acacia Mining ne paie toujours pas. P

L’accord entre la Tanzanie et Barrick Gold comprend la levée de l’interdiction d’exportation des concentrés d’or et de cuivre imposée au groupe en 2017, ainsi que la levée de l’obligation de Barrick de construire des raffineries en Tanzanie. Il est indiqué que le gouvernement tanzanien reçoit gratuitement 16% des droits d’utilisation dans chacune des trois mines d’or de Barrick et que tous les bénéfices économiques générés par les mines ont été précisément partagés entre l’entreprise canadienne et le gouvernement. Barrick accepte de rembourser les 300 millions de dollars d’impôts non payés depuis l’ouverture des mines, répartis comme suit : un acompte de 100 millions de dollars, le reste étalé sur sept ans – et en attendant Barrick peut continuer, Licencier des travailleurs pour réduire les coûts.