Pour la défense de la démocratie en Bolivie et en Amérique latine

Plusieurs organisations liées au Forum social mondial expriment leur plus grande répudiation du coup d’État perpétré contre l’État plurinational de Bolivie, ainsi que de l’escalade de violence contre le peuple bolivien qui défend sa dignité.

Il ne fait aucun doute qu’après l’appel du président Evo Morales à l’ouverture de nouvelles élections, les actes de violence dirigés contre les élus et leur famille sont des actes de terrorisme et un affront à l’état de droit démocratique. Les renonciations faites dans ces conditions de coercition ne sont pas valables. De même, l’appropriation de tout gouvernement manque de légitimité démocratique et devrait être dénoncée comme un affront à la démocratie en Bolivie ou dans tout autre pays.

Pour cette raison, nous exprimons notre rejet des actions violentes et du terrorisme politique utilisées par les mouvements opposés aux dirigeants élus en Bolivie et plaidons pour le rétablissement rapide des règles démocratiques dans le pays. Nous exprimons notre solidarité avec le peuple bolivien, en particulier avec les femmes autochtones et les mouvements sociaux de ce pays frère.

Nous nous associons aux mouvements de solidarité internationale pour défendre le droit du peuple bolivien de décider de son avenir sans ingérence de groupes du pouvoir économique nationaux ou internationaux. Nous appelons les organisations sociales de toutes origines politiques à rechercher une solution démocratique, par le biais d’élections générales, à rejeter la violence et les pratiques terroristes à l’encontre de la population sans défense.

Pour les entités qui font partie du CI du FSM, que ce soit en Bolivie ou dans n’importe quel pays du monde, nous affirmons qu’il n’y a pas moyen de construire le bien commun en dehors des processus démocratiques, des élections libres et des gouvernements réellement participatifs. Par conséquent, notre dénonciation du coup d’État en Bolivie est accablante. Nous appelons à ce que tous les gouvernements qui seraient issus de ce coup d’État ne soient pas reconnus par des pays véritablement démocratiques. Il nous semble juste et nécessaire de rétablir la constitutionnalité dans l’État plurinational de Bolivie. Nous demandons donc à l’armée de retourner dans ses casernes et de suivre les procédures démocratiques qui contribuent à la pacification du pays.

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