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Claire Comeliau, correspondante en stage

À l’occasion des Journées québécoises de la solidarité internationale, Yiwaalo Arnaud Gérald BADO est venu du Burkina Faso pour présenter les résultats d’un projet collaboratif entre le Comité de solidarité de Trois-Rivières et Ga Mo Wigna, une association locale burkinabè de développement et d’environnement basée dans la province de Nahouri.

C’est grâce au Programme de coopération climatique internationale (PCCI) que cette collaboration est possible et existe depuis plus de 10 ans. Elle vise à mettre en place des projets pour accompagner la transition du pays face au changement climatique et à renforcer la résilience des populations confrontées à ses effets néfastes. Cela passe par un appui tout particulier de la production : le Burkina Faso est surtout touché au niveau de l’agriculture et l’objectif est ainsi de contrer toute menace de famine. La protection de l’environnement est consolidée, et un travail de sensibilisation auprès du grand public se développe pour conscientiser. La sensibilisation est essentielle, car la lutte contre le changement climatique passe avant tout par une bonne compréhension des enjeux qui lui sont inhérents.

Yiwaalo Arnaud Gérald BADO affirme que beaucoup de changements positifs ont vu le jour grâce à cette collaboration : acquisition de nouvelles techniques de production, développement du maraîchage, utilisation vertueuse du compost pour enrichir le sol et de semences améliorées… L’association est installée dans plusieurs villages, lui permettant d’étendre son rayonnement local à l’échelle nationale, avec une place au sein du ministère de l’Environnement.

Témoin de l’impact positif de cette coopération, Yiwaalo Arnaud Gérald BADO est aussi venu dans le but de trouver de nouveaux partenariats. Depuis quelque temps, on assiste à la montée de politiques d’extrême droite à travers le globe, qui débouche bien souvent sur des coupures en matière d’aide internationale : l’exemple le plus frappant est la coupe de USAID initiée par Donald Trump, qui menace sérieusement le Burkina Faso. Par manque de financement, le renouvellement du PCCI entre le Comité de solidarité de Trois-Rivières et Ga Ma Wigna ne pourra sûrement jamais voir le jour.

La solidarité internationale pour la lutte contre le changement climatique est d’autant plus importante qu’il s’agit d’un problème sans passeport. Peut-être que les pays du Sud sont les premiers à en subir les conséquences, mais à terme, ce sont tous les pays qui seront atteints. Nous n’avons qu’une planète, et le changement climatique est là : la solidarité est la clé, et aider les autres revient ici à s’aider soi-même. La collaboration internationale apparaît ainsi comme une évidence.

La menace de l’arrêt sur le financement climatique, et par conséquent la fin du PCCI, inquiète fortement l’animateur qui réfléchit déjà à d’autres alternatives. La constatation de cette impasse confirme l’impératif de s’unir à d’autres pays pour trouver d’autres sources de financement, et l’animateur évoque un projet de collaboration Sud-Sud pour pouvoir continuer la lutte.

Merci encore à Yiwaalo Arnaud Gérald BADO et à Charles Fontaine pour leur temps, et n’hésitez pas à écouter l’entrevue pour approfondir le sujet.

Cliquez ici pour écouter le balado sur spotify

Et ci-dessous pour le balado publié sur le site du journal :

JQSI – Burkina Faso : solidarité internationale face à la crise climatique

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