Lancement de la mobilisation sociale pour la COP 26 – 2.0

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Manifestation à Paris en parallèle à la COP 21 en 2015

La relance de la mobilisation internationale pour la COP 26 – 2.0 est maintenant réalisée depuis que le Collectif québécois de la société civile pour la COP 26 a tenu un webinaire à cet effet, que l’Accord de Glasgow a de nouveau commencé à accueillir des appuis et que les mouvements sociaux en Écosse se remobilisent. Rappelons que la 26e Conférence des parties (Conference of Parties – COP) sur les changements climatiques prévue en 2020 a été reportée d’un an, étant donné la pandémie. Elle aura lieu à Glasgow en Écosse du 1er au 12 novembre.

Qu’est-ce que l’Accord de Glasgow?

Qu’est-ce que l’Accord de Glasgow?

L’Accord de Glasgow est d’abord un engagement, pris par les organisations qui y souscrivent, à développer son propre plan d’action sans attendre plus des gouvernements et des institutions internationales. L’objectif est d’utiliser la désobéissance civile comme notre principal (mais pas exclusif) outil pour atteindre les réductions d’émissions nécessaires pour éviter une augmentation de la température de 1,5 °C d’ici 2100. Il est aussi de créer un outil alternatif d’action (inventaire et agenda climatique) et un espace de stratégie et de coordination pour le mouvement pour la justice climatique.

Jusqu’à présent, le mouvement pour la justice climatique s’est surtout attaché à exiger que les gouvernements agissent pour le climat ou à faire pression pour des accords internationaux plus solides dans le cadre de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC), tels que le protocole de Kyoto en 1997 ou l’Accord de Paris en 2015. Pendant ce temps, les émissions continuent d’augmenter. C’est pourquoi l’Accord de Glasgow propose que la société civile agisse sur ses propres bases et n’attende plus que les gouvernements et les institutions internationales qu’ils le fassent. À ce jour, au Québec, ATTAC-Québec, le Mouvement d’éducation populaire et d’action communautaire du Québec (MÉPACQ) et Plateforme Altermondialiste ont souscrit à l’appel.

Relance des activités du Collectif de la société civile québécoise sur la COP 26

Pour respecter les règles sanitaires, c’est par conférence vidéo que le Collectif de la société civile québécoise sur la COP 26 a été relancé mardi 9 février dernier. Le collectif qui existe depuis plusieurs mois a repris le travail pour mobiliser pour novembre prochain. Plusieurs dizaines de personnes étaient présentes à l’activité. L’activité était réalisée par les groupes initiateurs, les YMCA du Québec, la Fédération des travailleuses et des travailleurs du Québec, représenté notamment par le secrétaire général Denis Bolduc, le Réseau Action Climat — Canada et OXFAM-Québec.

Plusieurs groupes environnementaux, citoyens et de solidarité internationale étaient présents : mentionnons Alternatives, Amnistie internationale, l’Association québécoise des organismes de coopération internationale, ATTAC-Québec, la Coalition étudiante pour un virage environnemental et social — CEVES, le Collectif Femmes pour le Climat, le Comité de solidarité de Trois-Rivières, le Conseil régional de l’environnement — Capitale nationale, CVert — le programme du YMCA d’écologie urbaine, Équiterre, ENJEU, Nature-Québec, le Syndicat des employés-es professionnels et de bureau (FTQ), le Syndicat des travailleuses et des travailleurs des Postes (FTQ), la commission altermondialiste de Québec solidaire et plus une quinzaine de personnes non associées à un groupe.

Le plan d’activités du collectif est évidemment dominé par son caractère virtuel : lettre d’information, activités webinaires (pour soutenir la compréhension des enjeux) et des laboratoires digitaux visant à préparer des activités concertées. Ceci dit, la participation en présence à Glascow n’est pas totalement exclue. Si est aussi possible d’envisager des activités en novembre de la part du collectif, l’essentiel des activités se feront en amont de la rencontre de la COP 26. Une activité portant sur le retour des États-Unis dans l’Accord de Paris est prévue le 17 février prochain.

Par ailleurs, une rencontre est prévue pour mettre en place une coordination de réseaux québécois qui souhaitent participer à la COP 26, dans laquelle le collectif aura une place. Cette coordination est à distinguer du collectif dont le mandat est plutôt d’animer en amont et à soutenir les groupes partenaires pour tenir des activités. Le collectif en lui-même n’émettra pas de communiqué laissant le tout aux organisations membres qui souhaitent le faire.