Le sommet de Singapore : l’autre côté du miroir

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SINGAPORE, SINGAPORE - JUNE 12: In this handout photograph provided by The Strait Times, North Korean leader Kim Jong-un (L) with U.S. President Donald Trump (R) during their historic U.S.-DPRK summit at the Capella Hotel on Sentosa island on June 12, 2018 in Singapore. U.S. President Trump and North Korean leader Kim Jong-un held the historic meeting between leaders of both countries on Tuesday morning in Singapore, carrying hopes to end decades of hostility and the threat of North Korea's nuclear programme. (Photo by Kevin Lim/The Strait Times/Handout/Getty Images)

BRANKO MARCETIC, Extraits d’un article publié par Jacobin, 15 juin 2018

Mardi, alors que Donald Trump et Kim Jong-un se sont serrés la main pour leur sommet tant attendu à Singapour, un journaliste coréen a observé un épisode curieux. Les Coréens qui regardaient la scène se dérouler sur un écran de télévision à une gare de Séoul ont commencé à applaudir. Pendant ce temps, certains touristes occidentaux voisins, perturbés par ce développement, se grattaient la tête dans la confusion.

« Je suis vraiment déconcerté de les voir applaudir « , a déclaré un touriste britannique.

Il n’y a peut-être pas de meilleur symbole du fossé dans les réactions mondiales au sommet que cet épisode. Alors que les Sud-Coréens ont prudemment célébré une étape historique dans le dégel des hostilités qui les ont menés pendant près de soixante-dix ans, les médias occidentaux semblaient regarder cette situation avec inquiétude, voire colère.

L’hostilité au sommet, qui vient en grande partie des démocrates et des libéraux, a été un élément essentiel de la couverture médiatique dans les mois qui ont précédé.

La signature de la déclaration commune a été accueillie avec moquerie et scepticisme des observateurs occidentaux.  Trump aurait « légitimé » Kim ; Il aurait trop donné avec peu en retour. Et ainsi de suite

La plupart des critiques ont porté sur le fait que Trump a proposé de suspendre les manoeuvres militaires conjointes de guerre américaines et sud-coréennes – apparemment sans en informer les Sud-Coréens. 

 Rachel Maddow, par exemple, relie le sommet de Singapore à la Russie, expliquant que le plan de retrait des troupes de Trump est en réalité un dangereux cadeau à Poutine.  

Dans le  Guardian,  Jonathan Freedland affirme que la décalration marque « une percée historique – pour la dynastie Kim ». 

Pourquoi cette différence marquée? D’une part, la couverture médiatique dans les médias non occidentaux tend à se centrer sur Moon, qui a été le véritable moteur des pourparlers. Les médias occidentaux, au contraire, sont obsédés par Trump. 

 

 

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