États-Unis : la guerre sans fin revue par Trump

Tom Engelhardt,17 avril 2019, extrait d’un article paru dans TomDispatch

 

Tintin en Afrique

Plus de deux ans après le début de l’ère de Donald Trump, des frappes aériennes américaines continuent dans ce pays : 47  frappes l’année dernière , dirigées contre les dirigeants et combattants d’Al-Shabaab, soit plus que triplé celles menées par l’administration Obama en 2016. Parallèlement, 500 soldats américains sont sur le terrain et le  Pentagone estime qu’ils resteront encore au moins sept ans. En réalité, c’est toute l’Afrique qui est devenue un champ de bataille, sous l’égide de l’AFRICOM), fondé en 2007. Ce commandement dispose désormais de troupes, de milliers d’avions et d’autres équipements à travers le continent, du nord au sud, d’est en ouest (bases aériennes, bases de drones, garnisons, avant-postes, zones de rassemblement, etc).

Afghanistan : une guerre « ridicule »

Il reste 14 000 soldats américains dans ce pays. Entretemps, Les Taliban en 2019 sont plus forts et contrôlent  plus de territoire  qu’à tout moment depuis leur éviction du pouvoir en novembre 2001. Des milliards de dollars des contribuables américains ont été  investis dans la «reconstruction» de cette terre avec  peu d’effet. Pendant ce temps, les forces de sécurité du gouvernement afghan soutenu par les Américains subissent des pertes à un rythme apparemment  insoutenable. En 2012, Trump avait déclaré que « l’Afghanistan est un déchet. Il est temps de rentrer à la maison! » En décembre dernier, peu après avoir annoncé qu’il retirait toutes les troupes américaines de la Syrie, il a réduit ses forces en Afghanistan de 14 000 à 7 000. Cependant, le Pentagone tient à effectuer ce retrait sur une période de  trois à cinq ans.

Objectif Iran

Et rien de tout cela ne se compare à la débâcle syrienne. En décembre, le président a ordonné  le retrait des 2 000 soldats américains en poste dans ce pays. « Nous avons vaincu Daech », a-t-il déclaré dans une vidéo publiée sur Twitter. En mars dernier cependant, le  Wall Street Journal  signalait  qu’en réalité, il resterait 1 000 soldats dans ce pays. Au début d’avril, le Congrès a adopté une résolution appelant le président à retirer les forces armées des États-Unis des hostilités dans le Yémen. Le président a alors signé le deuxième veto de son mandat et rejeté la résolution du Congrès. À l’approche des élections de 2020, faites attention. Une guerre américaine pourrait encore se produire dans le Grand Moyen-Orient. Je pense bien sûr à une. L’équipe de politique étrangère du président Trump – le conseiller en sécurité nationale  John Bolton et le secrétaire d’État  Mike Pompeo, rêvent d’une telle guerre

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