Ronald Cameron

Le Canada est l’hôte du Sommet du G7 en juin prochain dans la région de Charlevoix. Cette rencontre réunit, chaque année, le club original des pays capitalistes les plus riches de la planète. Officiellement, ce forum se tient à l’enseigne de la coopération. En fait, c’est une occasion pour eux de partager des orientations pour mieux servir les intérêts des entreprises qui dominent le monde.

Le sommet se tiendra alors que Donald Trump poursuit sa marche pour confirmer l’hégémonie américaine dans le camp impérialiste occidental. Cette rencontre ne ralentira pas ses politiques basées sur plus d’exploitation d’énergies fossiles, de guerre commerciale et de concurrence. Malgré sa politique du America First, le projet de Donald Trump n’est pas de mettre fin à la mondialisation néolibérale. Elle suggère plutôt une convergence basée sur une extension plus forte encore des bénéfices des grandes entreprises. Il n’y a pas d’opposition de fond de la part des pays du G7 quant à la politique de Donald Trump. Justin Trudeau reconnaît l’importance de la dérèglementation, de l’exploitation des ressources numériques et de l’ouverture des marchés publics. Ce que propose Donald Trump est d’établir une nouvelle phase de l’offensive néolibérale.

Critiqué par ses pairs des autres pays impérialistes lors de son accession au pouvoir, Donald Trump les rallie aujourd’hui derrière sa politique de frappes en Syrie, celle en Corée du Nord et bientôt celle en Iran. La prochaine rencontre du G7, qui aura lieu au Québec en juin prochain, est probablement plus importante de ce point de vue que celle du G20 qui se tiendra en décembre en Argentine, alors que la Chine et la Russie y participeront !

C’est pourquoi il est de première importance de manifester notre opposition aux politiques du G7. Au moins deux initiatives sont en marche pour souligner l’événement : celle du Réseau de résistance anti-G7 et celle de la coalition pour un Forum alternatif au G7 (CFA\G7). La première, celle de la Convergences des luttes anticapitalistes, la plus médiatisée, prépare à tenir un comité d’accueil, le jeudi soir 7 juin, et des activités de perturbation le vendredi 8 juin. La deuxième, résultat de la concertation d’organisations syndicales et citoyennes, tente de mettre sur pied un rassemblement le samedi 9 juin, devant l’Assemblée nationale du Québec à la fontaine de Tourny. On prévoit des discussions décentralisées, un panel, une manifestation pacifique et unitaire et un spectacle d’humour.

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