JONATHAN COOK, Counterpunch, 15 mai 2018

 

Le déplacement lundi de l’ambassade américaine à Jérusalem, une ville sous occupation belligérante, n’a fait qu’aggraver les griefs palestiniens – et le sentiment que l’Occident conspire toujours dans leur dépossession.

Les manifestations à Gaza, où des Palestiniens non armés se rassemblent tous les vendredis depuis la fin du mois de mars à la clôture du périmètre qui encercle deux millions d’entre eux sont réprimées par une grêle de balles réel et des nuages ​​de gaz lacrymogène. Des dizaines de personnes ont été tuées et plusieurs centaines d’autres mutilées, y compris des enfants. Selon Amnesty International, c’est un massacre.

Depuis le début des manifestations palestiniennes pour réclamer leurs droits, Israël présente ces mouvements comme une « menace à la sécurité ». Des responsables israéliens prétendent que les manifestants n’ont aucun droit – que les tireurs d’élite ontle droit de les abattre, même s’ils ne courent aucun danger – parce qu’Israël esten état de guerre avec Gaza. Jusqu’à présent, la grande majorité des manifestants de Gaza ont été pacifiques et n’ont pas tenté de franchir la barrière. Mais Israël prétend que le Hamas a exploité les manifestations pour encourager les Palestiniens à prendre d’assaut la barrière. L’implication est que les manifestants ont essayé de traverser une « frontière » et « entrer » illégalement en Israël.

La vérité est plutôt différente. Il n’y a pas de frontière parce qu’il n’y a pas d’Etat palestinien.  Les Palestiniens vivent sous occupation, Israël contrôlant chaque aspect de leur vie. A Gaza, même l’air et la mer sont le domaine d’Israël. Pendant ce temps, le droit des réfugiés palestiniens de retourner sur leurs anciennes terres – maintenant en Israël – est reconnu dans les résolutions des Nations Unies.

Le droit au retour 750 000 réfugiés palestiniens a toujours été nié par Israël. Depuis, Israël définit les Palestiniens qui tentent de retourner sur leurs terres d’ « infiltrés ». Cela autorise les responsables de la sécurité israéliens à leur tirer dessus. Aujourd’hui, la majorité de la population de Gaza descend de réfugiés expulsés vers l’enclave en 1948.

Israël ne défend pas ses frontières, mais les murs des cages qu’il a construit pour sauvegarder le vol continu de la terre palestinienne et préserver les privilèges d’un État sioniste. Les dirigeants occidentaux et le public ont trahi les Palestiniens en 1948. Il n’y a aucun signe, 70 ans plus tard, que l’Occident soit sur le point de changer de voie.

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