Les États-Unis et la Corée du Nord : une crise annoncée

 

Extraits de l’éditorial du Guardian, 25 mai 2018

La décision de Donald Trump d’ annuler une réunion de juin avec Kim Jong-un apparaît hâtivement faite et inconsidérée comme sa décision de la tenir. Comme on pouvait s’y attendre, elle semble être venue sans avertissement, et sans consultations avec l’allié des États-Unis, la Corée du Sud. Les observateurs de la Corée du Nord avaient averti que la réunion pourrait ne jamais avoir lieu, puisque le fossé entre les côtés, en particulier sur ce que signifie la dénucléarisation, était trop vaste pour traverser rapidement ou facilement. Le manque de préparation, de coordination ou de clarté des objectifs des États-Unis et la façon de les aborder ont rendu les perspectives de progrès encore plus médiocres.

Le vice-président Pence a blâmé la Chine, suggérant que Xi Jinping a encouragé Kim à prendre une position plus radicale. Mais en vérité, la responsabilité incombe à M. Trump et à ceux qui l’entourent.

La rhétorique durcie de Pyongyang a été déclenchée par le conseiller à la sécurité nationale John Bolton et le v.p. Pence, qui ont soulevé à maintes reprises le spectre de la Libye, Mouammar Kadhafi, suite à l’abandon par ce pays d’un programme nucléaire.  Malgré les menaces de feu et de fureur («Vous parlez de vos capacités nucléaires, mais les nôtres sont si massives et puissantes que je prie Dieu qu’elles ne soient jamais utilisées»).

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