
Par la rédaction du Journal d’Alter
Depuis décembre dernier, le peuple iranien subit une violence sans précédent. Ce qui a débuté en une grève contre l’inflation des commerces du Grand Bazar de Téhéran, une classe socio-économique proche du régime, s’est transformé en manifestations réprimées dans le sang. Ensuite ont succédé les attaques contre l’Iran par les États-Unis et Israël, qui se transforment maintenant en une guerre régionale.
Près de cinq décennies après la Révolution de 1979 et de la mise en place d’une république islamique, l’Iran n’a toujours pas connu la démocratie. Les sanctions occidentales n’ont pas donné une chance à ce pays de respirer. La population a fait les frais des décisions que leur gouvernement a pris au nom de la nation agressée sur le plan économique.
Le régime répressif qu’est la République islamique d’Iran demeure le seul État antagoniste aux intérêts américano-sionistes dans la région. Malgré les prétentions de Donald Trump, plusieurs affirment que les forces armées iraniennes ne sont pas une menace pour la sécurité des États-Unis.
Donald Trump n’est en aucune manière pour la paix, la démocratie et la protection des droits humains. La suppression de US Aid et du financement d’agences des Nations unies fait peu de cas de la souffrance de millions de personnes. Parallèlement, des sommes énormes sont englouties dans une intervention militaire qui n’a ni l’aval du Congrès américain ni le consentement des Nations Unies.
L’objectif de Donald Trump est de soumettre l’Iran à sa tutelle. Son appel au peuple iranien à saisir l’occasion de prendre le pouvoir fait le lit en cas d’échec du changement de régime pour une éventuelle tutelle politique, qui est probablement vouée à l’échec également.
L’Iran a traversé plusieurs manifestations à divers moments pour différentes causes. La vague actuelle est inédite. Malgré les négociations sur le nucléaire à Oman, les États-Unis et Israël ont créé la surprise en profitant du chaos interne en Iran pour mener une intervention aérienne massive, sous prétexte que l’Iran est proche d’accaparer l’arme nucléaire. Depuis maintenant quatre décennies, les États-Unis et Israël s’attachent au mythe du nucléaire iranien comme lorsqu’on crie au loup. Il s’agit du déjà-vu des États-Unis sur l’existence d’armes de destruction massive qui se sont avérées fausses et qui a conduit à la guerre en Irak en 1990.
L’attaque touche la population, le personnel civil et militaire ainsi que les infrastructures nucléaires et publiques. Un bombardement d’une école de jeunes filles par l’aviation américaine a fait plus d’une centaine de mortes. Des infrastructures pétrolières sont bombardées, abrasant le ciel et étant dangereuses pour la population. La conséquence est la riposte de l’Iran, avec des missiles et des drones, qui cible les pays du Golfe et les installations militaires américaines dans toute la région du Moyen-Orient. De plus, l’intervention contre l’Iran a vu la recrudescence de la guerre entre le Hezbollah et Israël au Liban, causant plus d’un demi-million de civils à se déplacer.
La marine iranienne bloque désormais le détroit d’Ormuz, où transite 20 % des approvisionnements mondiaux en pétrole. La population mondiale fait désormais les frais de l’agression américano-israélienne, ayant causé une augmentation du prix du baril de pétrole.
Les attaques des puissances impérialistes ne permettront pas au peuple de décider librement de son avenir. Les ambitions d’Israël et des États-Unis ne tiennent pas au bien commun du peuple iranien.
Les bombardements actuels contre l’Iran et l’assassinat d’Ali Khameini n’ont fait que pousser la population iranienne à défendre la souveraineté de l’Iran. Plusieurs secteurs de la population, pourtant opposés à la gouvernance de leur pays, se sont unis derrière une cause commune : défendre l’intégrité du pays face à une attaque par des puissances étrangères.
Si nous dénonçons la répression criminelle du régime iranien contre sa population, nous condamnons sans équivoque les interventions menées par les États-Unis et l’entité sioniste.
Il revient au peuple iranien de choisir son destin et cela ne sera possible que par une mobilisation populaire. La population iranienne mérite d’avoir une véritable démocratie et non de passer à un énième régime tyrannique qui serait aligné avec les États-Unis et Israël, comme l’était celui du Shah.








