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Un article de Claire Comeliau

C’est maintenant fin juillet que nous dépassons le seuil des ressources naturelles annuelles que notre « Terre nourricière » est capable de nous offrir. Le secteur de l’énergie est le premier émetteur de gaz à effet de serre et le principal responsable des changements climatiques. Or, malgré les appels de la communauté scientifique, la consommation mondiale d’énergie fossile augmente continuellement et sans retenue depuis 1965, en corrélation positive avec les émissions de CO2 du secteur de l’énergie.

Le 22 avril prochain aura lieu la Journée internationale de la Terre, célébrée pour la première fois en 1970 et considérée comme la naissance du mouvement écologiste. Il s’agit d’un moment spécial pour informer, sensibiliser et mobiliser pour bâtir notre rapport de force face au déni de certaines personnes. C’est dans cet esprit que le Comité organisateur du Jour de la Terre au Québec appelle à se rassembler le 18 avril 2026 à la Place des Festivals à Montréal.

Des impacts multiples et interdépendants

Les impacts des changements climatiques sur la planète sont multiples et interdépendants : augmentation de la température moyenne, vagues de chaleur et canicules, augmentation des phénomènes climatiques extrêmes, élévation du niveau des mers et océans… 

Mais le changement climatique et ses conséquences ne constituent qu’une seule des neuf limites planétaires, presque toutes franchies. On y retrouve la destruction de la biodiversité, la fragilisation du cycle de l’eau douce, l’utilisation massive d’engrais, ou encore le changement d’usage des sols (déforestation). Les seuils de ces limites ayant été largement dépassés, nous sommes rentrés dans une période d’instabilité et d’incertitude : il est désormais difficile d’avoir une idée précise de l’évolution à venir. 

Ces dérèglements posent des risques majeurs pour les populations et les États, comme l’insécurité alimentaire, les impacts sanitaires ou l’intensification des catastrophes naturelles. L’interdépendance entre l’être humain, les autres espèces vivantes et la planète est évidente et notre responsabilité de mettre en place des politiques concrètes pour répondre à ces risques est indispensable.

La géo-ingénierie n’est pas une solution miracle 

Les solutions de géo-ingénierie du climat visant à modifier certaines caractéristiques de l’environnement à l’échelle de la planète ne sont pas des solutions miracles pour neutraliser les causes et les conséquences du changement climatique. Il faut avant tout prendre le problème à sa source et arrêter de croire que l’innovation technologique peut, à elle seule, contrer les changements climatiques. L’enjeu se trouve dans un changement profond de nos méthodes de production et de consommation.

Pour atteindre les objectifs de l’accord de Paris sur le climat de 2015 et la neutralité climatique, la décarbonation de nos sources énergétiques est primordiale. Les gouvernements doivent comprendre que la croissance économique ne peut pas être un objectif social : un PIB croissant n’est en effet pas synonyme d’amélioration des conditions de vie de l’humanité. La quête d’un profit sans cesse plus grand aux rendements toujours plus élevés et plus concurrentiels ne peut se faire sans détériorer définitivement nos écosystèmes.

À l’échelle individuelle, une consommation responsable et respectueuse de l’environnement est essentielle. Pour cela, il nous faut conscientiser et alerter sans relâche. Chaque personne est responsable d’informer sur le drame qui se joue : si la journée internationale de la Terre est certes une piqûre de rappel bienvenue, elle reste symbolique et il nous faut la conjuguer au quotidien dans des politiques sociales globales que les gouvernements et les entreprises doivent mettre en œuvre.

La perspective internationale et la responsabilité des pays du Nord

Aujourd’hui, les scientifiques montrent que les efforts d’atténuation constatés sont insuffisants et sont pessimistes sur les trajectoires d’émissions et de températures. Nous n’avons qu’une planète, elle constitue notre habitat et nous avons le devoir de l’épargner. La perspective internationale paraît déterminante pour concrétiser des mesures qui puissent avoir un impact global sur la planète. Or, elle exige de la part des pays du Nord d’assumer leur responsabilité historique dominante comme principale région du globe productrice de CO2.

Cette journée internationale de la Terre est là pour nous rappeler qu’il n’a jamais été aussi urgent de s’engager pour protéger notre écosystème et assurer une harmonie avec la nature : ce n’est plus seulement souhaitable, mais vital.

 

Pour en savoir plus, consultez la page facebook du comité organisateur et lire leur communiqué sur le Jour de la Terre à Montréal le 18 avril prochain ci-dessous :

Jour de la Terre 2026 : pas une coupe de plus