par le Comité organisateur du Jour de la Terre 2026 composé de La Planète s’invite au parlement, Mères au Front – Montréal, Écologie populaire, Le vivant se défend et Festigrève.
Le 18 avril, ensemble on bâtit le rapport de force
Les crises environnementales et sociales sont intimement liées. La logique de la croissance infinie, la recherche du profit à tout prix et les inégalités grandissantes détruisent non seulement la nature et les conditions qui permettent la vie sur terre, mais également le tissu social et la cohésion de nos sociétés.
Tout ce que nous tenons pour acquis, à commencer par la démocratie, l’état de droit, le filet social, l’accès aux soins de santé et à l’éducation, les droits de la personne et la protection de l’environnement sont de plus en plus fragilisés et remis en question. Le contrat social est en train de se fissurer.
Crises imbriquées, système à bout de souffle
Plutôt que de repenser les modèles actuels et de proposer de nouvelles manières de faire société, nos dirigeants choisissent la fuite en avant. Ils profitent de la conjoncture économique pour remettre en question le rôle de l’État social, relancer des projets de production de pétrole et de gaz, tout en se donnant les coudées franches par l’adoption de lois leur permettant de contourner les normes environnementales.
Face au désastre annoncé, force est d’admettre que la logique lucrative et capitaliste traditionnelle qui ne profite qu’à quelques-uns, ne permet tout simplement plus de répondre aux besoins de la population.
Aucun des défis sociaux, environnementaux et planétaires auxquels nous faisons face aujourd’hui ne sera résolu sans une réduction des inégalités et une transformation de nos moyens de production et de consommation. Il est impensable d’affronter la crise environnementale sans mettre la question sociale au cœur de notre discours.

Le 18 avril, ensemble on bâtit le rapport de force
C’est dans cette perspective qu’aura lieu le grand rassemblement du Jour de la Terre, le samedi 18 avril 2026 dès 13 h à la Place des Festivals à Montréal. Cette mobilisation s’inscrit dans une volonté de créer ensemble un plus grand rapport de force qui remet en question le système actuel.
Nous sommes de plus en plus à vouloir faire converger nos luttes, mobiliser plus largement les groupes sociaux et nous maintenir dans la durée malgré les nombreux défis auxquels nous devrons faire face.
Porté par une diversité de groupes principalement composés de jeunes, cet événement se veut festif, rassembleur et engagé. À travers une marche, une foire, des prestations artistiques et des prises de parole, nous clamerons haut et fort notre volonté non seulement de résister, mais de faire émerger un autre monde possible, un monde qui :
- protège en offrant un solide filet social pour toutes et tous et instaure des mesures fiscales ambitieuses pour s’attaquer aux inégalités ;
- Propose un projet de société qui accorde la priorité au bien commun, à la justice sociale et à la protection des écosystèmes ;
- Développe des projets ambitieux d’économie sociale à la grandeur du Québec et qui incluent : la construction de logements abordables, un accès à la nourriture saine et à des transports collectifs ;
- Instaure une économie de réparation et de restauration des biens et des écosystèmes, des terres, des cours d’eau et de l’air ;
- Sauvegarde et renforce nos institutions démocratiques par une participation directe, entre autres, des citoyens et citoyennes, des scientifiques et des Premières Nations.
Pour le Jour de la Terre, nous lançons un appel à toutes les personnes et organisations animées par les valeurs de solidarité, de justice sociale et d’attachement profond à la nature afin de nous rejoindre pour défendre tout ce à quoi nous tenons et construire ce qui doit venir.








