Une Foire contre l’empire à l’UQAM

Photo prise lors de la foire contre l'empire à l'UQAM
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Phoebé Boisclair-Fleury, correspondante en stage 

L’Association facultaire étudiante de science politique et de droit (AFESPED) à l’UQAM a organisé, le 22 janvier dernier, la Foire contre l’empire à l’Université du Québec à Montréal. Dans une perspective anti-impérialiste, elle a rassemblé plusieurs collectifs locaux afin de donner de la visibilité aux combats que ceux-ci mènent. Le but était de créer un espace de partage qui mettrait en commun leurs différentes luttes.

L’AFESPED a mis en place cet espace, car elle considère que le règne du capitalisme dans le contexte actuel entraîne ses forces à surexploiter les ressources du travail et de la nature. Il est important de mettre en commun les différentes luttes qui s’y opposent. L’impérialisme est un stade du capitalisme qui développe une stratégie et une doctrine politique de conquête visant la formation d’un empire ou d’une domination. Il a comme conséquence l’accroissement de différentes inégalités et fait souffrir plusieurs peuples.

Pour des membres de l’AFESPED à l’organisation de l’événement, Ève-Marie et Léo veulent «offrir un espace sécuritaire aux différents collectifs pour partager ce qu’ils défendent», alors que tous mènent des luttes anti-impérialistes.

Diversité des luttes, diversité des enjeux

Différents enjeux actuels unissaient les groupes présents. Anti-impérialisme, décolonialisme, antiracisme, anticapitalisme, Soudan, Congo, Palestine, Amérique latine et Philippines étaient entre autres abordés. Les collectifs suivants étaient au rendez-vous.

Désinvestir pour la Palestine est un groupe montréalais qui dénonce comment des entreprises publiques ou privées contribuent à financer Israël et du même coup, le génocide palestinien. Le groupe organise plusieurs événements à Montréal, tels que des manifestations et des regroupements en lieux publics et complices.

Le collectif de l’Unité socialiste a pour mission de rendre visible le combat qu’ils mènent pour soutenir les travailleuses et les travailleurs, ainsi que de combattre toutes oppressions. L’organisation voulait aussi inviter les personnes participantes à participer à leur camp d’éducation politique : Stratégie marxiste au cœur de l’empire.

L’association à but non lucratif Impact project mettait dans la foire une ambiance de collaboration, abordant les différents conflits pour lesquels elle vient en aide avec une perspective de solidarité mondiale. Ayant des bénévoles sur place au Soudan et au Tchad et des personnes collaboratrices en Palestine, l’association cherche à se développer et invite les gens à s’impliquer, que ce soit par un don ou encore par du bénévolat.

Le comité du Cual UQAM Amérique latine vise à promouvoir la culture, les savoirs et les vécus latino-américains ainsi qu’intégrer les étudiant.es d’ailleurs à la réalité québécoise et canadienne. Leur perspective anticoloniale convenait parfaitement à l’événement, en essayant de faire connaître les impacts du colonialisme sur leur communauté.

Le Sadac Mtl est un comité qui agit en solidarité avec les difficultés des différents groupes opprimés, surtout pour les personnes en Asie du Sud. Il se concentre actuellement à faire connaître la réalité entourant les impacts du fascisme Hindutva en Inde, ainsi que la discrimination que vivent les Dalits avec le système de castes.

Le PASC est un collectif anticolonial et féministe qui réalise de l’accompagnement international en Colombie, tout en dénonçant les intérêts canadiens impliqués dans le conflit social et armé dans ce pays.

Anakbayan Montréal se concentre plutôt sur les enjeux de la jeunesse philippine et se mobilise pour leur droit à la terre, à des emplois et salaires décents, à l’éducation et aux services sociaux.

L’AEND UQAM (Association des étudiant.es noir.es en droit de l’UQAM) était présente afin de mettre en lumière les enjeux environnementaux que vivent certains pays en raison de ce que le Canada, les États-Unis ou l’Europe consomment. Elle veut inviter tout le monde à poser plus de gestes réfléchis pour contribuer à réduire les conséquences environnementales que vivent certaines populations.

Le Cercle des Premières Nations de l’UQAM était à la foire pour parler de la réalité des Autochtones d’ici et d’ailleurs, accueillir les étudiant.es qui le sont et tisser des liens entre les étudiant.es autochtones et allochtones.

La CLAC (Convergence des luttes anticapitalistes) était présente à la foire pour partager ses différents combats contre le capitalisme. Ses membres vendaient des pièces sérigraphiées à la main afin de pouvoir offrir du soutien aux manifestant.es arrêtés lors de mobilisations. Ils organisent d’ailleurs un souper-bénéfice le 14 février prochain pour aider ces personnes.

D’autres associations telles que Hoodstock, Keffiyehs for Direct Action et AEMUQAM étaient présentes aussi.

La foire contre l’empire fut une réussite pour l’AFESPED. L’association a donc décidé de créer un comité afin d’assurer une continuité. Il faudra rester à l’affut pour de prochains partages anti-impérialistes!

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