lus arche du Jour de la Terre le samedi 18 avril. Crédit photo : André Querry
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Un reportage d’Hassan El-Khansa, correspondant

Plus d’un millier de personnes ont participé à la manifestation du Jour de la terre, ce samedi 18 avril organisée par La Planète s’invite, Mères au front — Montréal et Écologie populaire et soutenue par 23 organisations écologistes, sociales et politiques. Dans une ambiance festive et ensoleillée, la Place des Festivals a accueilli sur la Place des Festivals une foire, une pièce de théâtre militante.

Pièce de théâtre militante. Crédit photo : Hassan El-Khansa

Des organismes tels qu’Amnistie internationale, Le Vivant se défend et le Centre québécois du droit de l’environnement étaient au rendez-vous.

L’importance de la mobilisation

Francis Waddel, militant au sein de La Planète s’invite et organisateur de l’événement, a affirmé être satisfait de la mobilisation. Il mentionne également que depuis les attaques de la droite contre les mouvements de gauche, celle-ci se réorganise désormais et considère que davantage de citoyen.es et de citoyens se mobilisent « pour la planète et une économie de gauche ».

Sylvie Cantin, militante de Mères au front — Rive Sud a mentionné que le groupe s’est mobilisé pour cette journée, car les décisions récentes des gouvernements ont relégué l’environnement au «second plan». Elle explique qu’en tant que groupe composé de mères de famille, Mères au front se mobilise pour les prochaines générations et s’allie avec les autres types de réseaux citoyens. Madame Cantin dit qu’il faut continuer à se mobiliser pour s’opposer à des projets sans réelle consultation publique, tels que l’oléoduc MarineVest et le projet d’agrandissement du Vieux-Port.

Banderole de tête durant la marche. Crédit photo : Hassan El-Khansa pour le Journal

Shirley Barnea, militante d’Écologie populaire, affirme que son groupe a coorganisé cet événement, puisqu’il est «horrifié» de la tendance gouvernementale vers les coupes dans divers secteurs, dont l’environnement, citant l’entrée en vigueur de la loi 15 en mars dernier. Elle mentionne qu’«on voulait se mobiliser pour tracer une espèce de ligne rouge, puis en temps de crise, ce n’est pas le moment pour l’austérité, c’est le moment de réinvestir dans le social et d’être solidaire ensemble ».

Diverses personnalités politiques étaient également au rendez-vous. Ruba Ghazal, co-porte-parole de Québec solidaire et député de Mercier, affirme qu’il est « important de ne pas lâcher ». Pour elle, la société civile demeure forte et qu’elle continue à se mobiliser pour mettre de la pression sur la politique.

Perspectives

Jacob Pirro, militant de Le Vivant se défend, « pense qu’il est important de se dire qu’on a une chance de gagner. Sinon, on se démobilise, on oublie ce pour quoi on se bat». Il croit que la conscientisation grandissante parmi la population donne de l’espoir, les inactions des gouvernements ne faisant que mettre la population davantage de côté. Il considère que cela amènera inévitablement à la révolte.

Bref, l’événement qui marque le dégel du printemps a fait valoir toute l’importance d’investir massivement dans des énergies propres et de faire échec aux projets rétrogrades, tel celui du gaz de schiste de la nouvelle première ministre Christine Fréchette.

Pour voir les photos de l’événement, la page FB de La planète s’invite rassemble celles de plusieurs personnes. cliquez ici